Le droit de réponse arrive tard sur les fils d’experts
Une tribune d’avocat publiée hors média, reprise par trois consultants, a mis six jours à recevoir une correction. Le calendrier de l’influence n’est pas celui de la presse.
Le 8 juillet, une note sur la facturation des prestations d’influence a circulé sous le nom d’un cabinet parisien. Le texte n’était pas un article : c’était un carrousel. Trois consultants l’ont commenté comme s’il s’agissait d’une doctrine. Le cabinet a publié un rectificatif le 14.
En presse, six jours, c’est long. Sur LinkedIn, c’est presque une génération de copies. Les équipes juridiques que nous interrogeons décrivent le même trou : le droit de réponse est pensé pour un titre, pas pour une chaîne de captures d’écran.
Notre enquête ne propose pas de réforme. Elle documente les délais, les formulations de correction, et ce qui reste visible une fois le carrousel original épinglé. C’est le type de suivi que le briefing du mardi consigne désormais dans une rubrique fixe.